Textes en ligne

  • « Ecoles Montessori et Freinet, évitons les malentendus », écrit avec Henri Louis Go. The Conversation.

Cet article grand public, plutôt à destination des enseignants, mais également à toute personne intéressée par la pédagogie, revient sur le contexte de multiplication des écoles dites « alternatives » utilisant, parfois à tort et à travers, les noms « Montessori » et « Freinet ». Il dessine quelques pistes pour y voir plus clair.

  • « Abolir les frontières dans la classe ? ». Recherches en éducation, n°36, mars 2019, dossier « Frontières et éducation », coordonné par B. Kolly et A. Kerlan.

Cet article de recherche interroge le rôle des frontières invisibles, frontières symboliques et frontières fonctionnelles dans des classes Montessori ou assimilées. On trouve dans cet article des cartographies de chemins d’élèves se déplaçant librement.
Numéro intégral disponible ici : http://www.recherches-en-education.net/IMG/pdf/REE_36.pdf

  • Décembre 2018 : « Pédagogie Montessori : les ressorts d’un engouement qui dure », The Conversation.
Cet article grand public, plutôt à destination des parents et à toute personne intéressée par cette pédagogie, décrit de manière très simple quelques principes d’organisation d’une classe Montessori. L’article est ici.
 
  • « Montessori et les enfants nomades : forme scolaire et mouvement de l’enfant». Revue Tréma, n°50. Dossier « les pédagogies alternatives en France : débats et perspectives », automne 2018.

Les classes montessoriennes fonctionnent selon une continuité spatiale et temporelle (deux longues plages sans interruption, espaces accessibles en permanence sur le mode de la liberté de mouvement de l’enfant). Cet article de recherche tente d’expliciter comment Maria Montessori justifie ce type de fonctionnement (développement psychique de l’enfant, rôle du mouvement et de la liberté, importance du corps). Il interroge les modifications que ce type d’organisation entraîne lorsque cette pédagogie ou ses adaptations sont mises en place dans le cadre de la « forme scolaire » classique. Numéro intégral disponible ici : https://journals.openedition.org/trema/4309

  • « Du domestique dans l’école : un défi pour l’égalité ». Recherches et éducation, octobre 2016.

Comment construire l’égalité à l’école ? Il s’agit ici, en complément d’autres pistes déjà évoquées par la recherche, de s’interroger sur le rôle du domestique dans l’espace scolaire. L’école s’est en effet historiquement construite en dehors du paradigme de l’égalité des sexes, protégeant la famille, lieu inégalitaire de prérogatives des pères, en dehors de toute influence politique. La controverse autour des « ABCD de l’égalité » pendant l’année 2013-2014 a cherché précisément à réactiver cette opposition entre instruction et éducation, famille et école. Il semble, à la lumière de ces éléments, que le domestique (présent dans nombre de pédagogies dites alternatives) pourrait être une piste institutionnelle possible pour penser les formes de sociabilité égalitaires entre filles et garçons à l’école. Article disponible à cette adresse : https://journals.openedition.org/rechercheseducations/2705

  • « La mère, la directrice, la pédagogue et la lectrice : de l’utilisation du sexe comme variable pédagogique chez Pauline Kergomard ». Revue Recherches en Education, n°16, 2013.

Cet article de recherche se penche sur la proposition de Pauline Kergomard, connue pour être une des fondatrices de l’école maternelle française et de sa pédagogie spécifique. Une de ses particularités est de prendre la famille comme modèle pour l’école des tout-petits. La famille est ainsi une source (gestes maternels, habitudes domestiques, « génie maternelle » de l’enseignante) pour créer des principes pédagogiques nouveaux dans l’école. Comment Pauline Kergomard utilise-t-elle la « famille » comme levier de création pédagogique ? Numéro intégral ici, http://www.recherches-en-education.net/IMG/pdf/REE-no16.pdf

  • « Du féminisme dans et par l’éducation. Regards sur L’éducation féministe des filles de Madeleine Pelletier (1914) ». Le Télémaque, n°43, 2013.

Cet article de recherche s’intéresse à la publication, en 1914, d’un petit opuscule par Madeleine Pelletier, « l’éducation féministe des filles ». L’intérêt du texte est de promouvoir la construction d’un groupement solidaire des femmes entre elles. Chez Madeleine Pelletier, cela suppose, paradoxalement, une opposition, ou même un éloignement de la jeune féministe de ses paires « féminines ». L’objectif est de mettre en avant la liberté individuelle, pour construire, seulement ensuite, la solidarité et l’émancipation collective. Le texte est en accès libre ici sur Cairn : https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2013-1-page-127.htm?contenu=article